Autour de lui gravitent sa sœur qui le nourrit (au sens propre et figuré), son fils, une mère absente. Il tente de survivre au cœur de cette famille où se dire les choses est une gageure, dans une société où il est difficile de se faire une place. La pièce, de facture classique, emprunte à la grammaire du cinéma : on y retrouve la tendresse des comédies italiennes à l’image du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica.
Jouant sur les registres, comme la bougonnerie et la mauvaise foi, Dominique Pinon est exceptionnel et Catherine Arditi lumineuse en bourgeoise étouffante.
Entourés de Sonia Palau, Fabio Marra, Floriane Vincent et Aurélien Chaussade, ils donnent une humanité intense à cette pièce sur les vertiges de la mémoire et les blessures familiales.
