Lorsque la catastrophe survient, elle engendre une crise qui s’insinue imperceptiblement dans le quotidien des personnages. Plus rien ne sera comme avant, mais on fait comme si. Les quatre ami.es préfèrent l’ignorer et, saison après saison, se retrouvent dans le même parc où ils tentent de renouer avec leurs habitudes.
La pièce de Pierre Koestel, mise en scène par Léna Paugam, précédemment accueillie avec Gisèle Halimi une farouche liberté, nous met face à la fragilité d’un monde en perdition. On pense à En attendant Godot de Beckett avec cette fable d’époque et de générations, à la fois très réelle et à la portée universelle. Elle interroge sur la manière de se mettre en marche, même perdu, sans se laisser sidérer par les événements
